Il y a une semaine, une ASH bien inspirée a profité de ce que j'étais coincée au bloc à l'heure du ménage pour prendre mes crocs dans le vestiaire.
Première surprise à la sortie de la salle d'opération : je n'ai plus de chaussures pour repartir... (bon bah on va piquer une paire de sabots de bloc pour remplacer !)
Deuxième surprise quelques jours plus tard : réapparition des crocs après un petit tour dans l'autoclave... Direction la poubelle. Grrr... Je n'ai plus de chaussures de boulot / de détente pour l'internat.
Et impossible de trouver une paire de chaussons dans les magasins par ici (?!). Sympa, la petite envie de pipi à 3h du matin qui oblige à remettre les baskets à lacets pour sortir de la chambre...


Le gentil chef a voulu me faire commencer à bricoler un peu sur une des opérations courantes que l'on fait. Sauf qu'après quelques minutes où j'avais les instruments dans les mains, coup de téléphone au bloc : un de ses enfants est malade et il doit aller le voir rapidement. "Euh, en fait je reprends la main, pour qu'on avance un peu plus vite, là...". Ca sera pour la prochaine fois.
Ca me rappelle un chirurgien vasculaire qui me racontait qu'un jour on l'a appelé au bloc pour lui dire qu'un de ses enfants venait de passer sous une voiture. Il venait de clamper une aorte et de faire l'aortotomie, et il n'avait aucun collègue sur l'hôpital ce jour-là pour prendre la suite - il a bien fallu qu'il finisse.


J'ai refait une énième sacro-iliite, heureusement cette fois-ci ça n'a duré qu'une semaine.
Pas de chance, après quelques jours de repos j'ai rattaqué hier avec une coelio un peu longue, avec un chef qui aime mettre ses aides dans un inconfort maximal. Paf, réapparition aujourd'hui de la tendinite d'épaule qui n'avait pas fait parler d'elle depuis 3 mois.
Je devrais acheter des actions du labo qui commercialise mon AINS habituel et l'IPP qui va avec.
(NB : marre des gens qui me disent de voir si je ne suis pas HLA B27 ; si c'est oui ça ne prouvera rien, si c'est non ça n'éliminera rien. Donc à la prochaine crise, je passe plutôt des radios...)


Ca faisait longtemps que je n'avais pas fait d'expédition dans les magasins de vêtements et chaussures. J'ai testé aujourd'hui. Conclusion : rien n'a changé, c'est toujours aussi difficile de trouver son bonheur quand on ne fait pas une taille normale. Sans compter qu'en fin de soldes, tous les rayons sont à demi-vides.
En plus la balade a suffi à réveiller ma tendinite, après la coelio désastreuse d'hier. Quand bien même j'aurais trouvé des choses sympathiques, j'aurais eu bien du mal à les essayer et à porter les paquets. J'ai donc écourté la promenade - sauf que c'était dans la ville voisine, et qu'il a fallu attendre le train du retour dans un hall de gare glacial pendant 2h, ça n'a rien arrangé.
Je retenterai ma chance quand les choses se seront calmées ; en attendant, je continuerai à porter des pyjamas de bloc quand tous les pantalons de mon maigre stock sont soit au sale (un lave-linge pour 40 c'est un peu juste - à part la nuit, dur dur de trouver des moments où il est disponible) soit en train de sécher (dans un bâtiment qui prend l'air de partout, vu l'humidité du temps actuel, on n'avance pas très vite).


J'irais bien me coucher mais j'ai encore mal à l'épaule. J'ai acheté ce soir des oreillers au supermarché du coin, pour me caler dans le lit. Contrairement à ma stratégie habituelle, je n'attendrai pas quelques jours de voir si ça passe : d'emblée, j'ai trop de mal à tenir mon bras tout seul et je le porte déjà en écharpe. J'ai repris les AINS sans tarder.
Rencontre surréaliste avec un chef un peu dans la lune, en sortant des courses, le caddie plein d'oreillers (regard perplexe dudit chef sur le contenu) :
- "Ah tiens t'es là, bonnes vacances !
- Euh merci, mais... Monsieur ?
- Oui ?
- C'est vous qui êtes en vacances.


Globalement ça se confirme : ce semestre va être celui de toutes les looses. Heureusement qu'on trouve du palliatif à toute cette sinistrose.
Les anniversaires des anciens de PériphLand (mon premier semestre... c'est loin tout ça...) ont été fêtés cette année comme l'an dernier, en tir groupé. Ca a donné lieu à des retrouvailles très joyeuses (et à une belle cuite pour certains). Le retour à la réalité a été difficile ensuite - j'avais oublié qu'on pouvait autant s'amuser. Et j'avais oublié comme on s'entendait bien.
Hier soir, devant le grand nombre inhabituel d'internes restant pour le début du week-end, ma co-interne actuelle nous a préparé un super dîner, et on s'est fait un genre d'amélioré en petit comité. Excellente idée (et excellente recette). Miam, chouette.